L’affaire Conradi, un acquittement douteux rendu possible par la minorité de faveur


par Antoine Perrot, publié le 17/04/2020

Affiliation : Université de Lausanne

Categories : Histoire du droit, Procédure pénale


Résumé :

Le 10 mai 1923 au soir, les inspecteurs de la police lausannoise apprennent qu’un tragique événement vient de se dérouler à l’Hôtel Cecil. Ils découvrent que Vatzlav Vorovsky vient d’être assassiné d’une balle de revolver. L’assassin se trouve toujours sur place, n’a pas fui et a même manifesté sa volonté de se livrer. L’auteur du crime porte le nom de Moritz Conradi. Ce crime va prendre une dimension politique immense, Vorovsky étant un célèbre diplomate russe envoyé en Suisse par son gouvernement afin d’assister à la Conférence de Lausanne qui s’y déroulait pour trouver un apaisement dans la crise au Proche-Orient.

Comment un crime préparé à l’avance avec une pleine intention de tuer a-t-il pu déboucher sur un acquittement pur et simple selon le code de procédure pénale vaudoise de l’époque ? Comment, astucieusement, le crime de l’assassin Conradi a-t-il pu être passé au second plan pour que les horreurs commises par les bolchéviques puissent parvenir sur le devant de la scène lors du procès ? Quelles ont été les réactions suite à cet acquittement, notamment législatives ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de donner des éléments de réponse au cours de ce travail.

Nous allons également nous pencher sur le jury populaire, cette justice rendue par les citoyens, réclamée par certains auteurs mais rejetée par d’autres et qui a joué un rôle prépondérant dans l’affaire Conradi.


Citation : Perrot Antoine, L’affaire Conradi, un acquittement douteux rendu possible par la minorité de faveur, in lawded.ch.


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